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Afrique du rire 2e édition

Non, au Mali, il n’y a pas rien. Il y a beaucoup de trésors

Nafiguiya

Non, au Mali, il n’y a pas rien. Il y a beaucoup de trésors

Non, au Mali, il n’y a pas rien. Il y a beaucoup de trésors

« Faire quelque chose à partir de rien », ce slogan des Praticables, structure de formation/festival à Bamako n’est pas juste.

A Bamako il n’y a pas rien. Le Mali est un pays riche de sa culture et beau. Et de ses talents, beaucoup de talents, et une capacité d’inventer sans moyens. Ces talents et imaginations ne sont pas rien. Bien moins rien que les vacuités que l’on peut observer dans d’autres espaces où l’on croit qu’il y a tout. En avril, septembre, octobre et fin novembre, j’ai accompagné à raison d’une semaine par période, quatre metteur(e)s en scènes débutant(e)s, à l’invitation des Praticables et Lamine Diarra.
Assitan Tangara, Jean Marie Ambroise Traoré, Inaïssa Toure et Ambaga Guindo ont du désir, du talent et des choses importantes à raconter. Ces dernières semaines, ils ont été capables de l’impossible : créer de petites formes en 3 semaines, d’après des textes en chantier qui leur ont été livrés quelques jours avant les premières répétitions, faire une distribution, auditionner en une seule journée, investir des espaces qui leur ont été proposé quelques jours seulement avant les créations, et savoir les exploiter, chacun avec son univers, son projet. Certes, avec des maladresses, des imperfections, des facilités, mais avec courage et engagement. Ils ont su diriger les acteurs et embarquer des équipes, malgré toutes les difficultés possibles, dans des conditions de grandes précarité, malgré leur peu d’expérience, avec générosité.

Dans le même temps, ils se sont engagés sur une création collective, d’un beau texte exigeant, démarche pour laquelle je les accompagné.e.s, et que j’ai aidé à finaliser, mettre en espace et en ordre. Ils se sont adaptés à la contrainte d’un choix d’acteurs/trices inexpérimentés, et alors qu’ils étaient en formation eux même, ont eu la générosité de transmettre à leur tour leurs propres techniques d’interprétation. Encore avec cœur et énergie, humilité.

Ensemble, nous avons, à partir d’un processus difficile (et malgré ma grande mauvaise humeur et ma rage), pu partager avec le public des extraits des Trans’ahéliennes, texte de Rodrigue Norman, dans trois lieux différents, et dans des mises en espaces différentes. Un immense bravo à tous les quatre. Non, au Mali, il n’y a pas rien. Il y a beaucoup de trésors. Aussi, malgré toutes mes réserves et colères concernant l’organisation, des colères d’ordre éthique surtout, je dois reconnaître que ce qui s’est passé cette semaine à Bamako dans les cours, à la Fondation Passerelle, à l’IFM, les performances, la rencontre avec le public, eh bien c’était important;

Ce n’était pas RIEN. C’est vraiment QUELQUE CHOSE

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